Event Recap : Bâtir une Communauté Francophone

Jeudi, le 29 septembre, l’équipe de YouthREX – Centrale de l’Est a eu l’occasion de participer à l’événement SIXUNTROIS organisé par le Mouvement d’Implication Francophone d’Orléans (MIFO). SIXUNTROIS regroupe plusieurs écoles francophones surtout de la région d’Ottawa, mais aussi des écoles provenant de plus loin dans l’Est ontarien. Ces élèves se sont rencontrés au Centre EY pour apprendre davantage sur les services francophones qui leur sont offerts et afin de vivre une journée au sein d’une communauté d’étudiants francophones. YouthREX a fait partie de l’événement non seulement pour introduire l’initiative aux élèves, mais aussi pour évaluer le rendement de l’événement.

Ceci fut une occasion particulièrement spéciale pour le bureau central de l’Est puisque nous avons eu la chance de servir la communauté francophone et d’ajouter des ressources francophones à l’initiative provinciale de YouthREX.

L’événement SIXUNTROIS a donc été évalué par environ une centaine de jeunes francophones qui ont participé à l’événement la journée même. Par la suite, nous avons organisé un après-midi de mobilisation de connaissances (partage d’information et réseautage) pour la communauté de travailleurs qui desservent les jeunes francophones. Nous avons eu trois invités qui ont tous présenté de points de vue uniques par rapport à leurs expériences en travaillant avec les jeunes francophones. Marc Molgat, professeur à l’Université d’Ottawa à partager ses trouvailles lors de ses recherches avec les jeunes adultes à l’Université ainsi que ceux en formation professionnelle. Il a exploré le rôle de l’identité francophone dans le cheminement académique. Par la suite, Louis-Phillipe Dion des Garnements Inc. a partagé quelques mots sur les pratiques traditionnelles utilisés pour construire l’identité franco-ontarienne et son manque d’évolution avec le temps.

Pour lui, être franco-ontarien n’est pas seulement les histoires folkloriques ou porter le vert et le blanc à chaque journée.

Finalement, Caroline Gélineaut de la FESFO nous a expliqué un peu comment la FESFO fonctionne, ainsi que les enjeux actuels qui affectent les jeunes francophones.

Lors des présentations, les invités ainsi que les autres membres de la communauté ont eu de très belles discussions par rapport aux services que l’on pourrait offrir les jeunes francophones. Tous ont discuté des programmes destinés à la population francophone du secondaire et comment les écoles amènent constamment des divertissements francophones comme spectacles aux écoles. La conséquence de cette réalité est que les jeunes associent les divertissements francophones avec l’école et consommeront moins à l’extérieur de l’école. Afin de créer des programmes francophones appropriés pour les jeunes, je crois que nous avons besoin de réduire l’attention portée sur l’importance de parler en français, ainsi que d’assurer que les programmes que l’ont créé reflètent la réalité de ces jeunes.

Pendant la session, le point de vue sur les médias a aussi été mentionné comme sujet prioritaire dans la communauté francophone. Louis-Philippe affirme que les vidéos créées par les Garnements Inc. recevant le plus d’attention sont celles qui mettent en vedette l’identité franco-ontarienne ou qui moquent les traditions franco-ontariennes. Autant que ce soit, à son avis, quand même fantastique, il aimerait que les autres vidéos créés sur d’autres sujets aussi drôle et attirant reçoivent le même niveau de popularité. C’est -à-dire que les étudiants puissent choisir de visionner ou écouter les médias en français parce qu’ils l’aiment le sujet ou le comédien et non seulement puisque le contenu est francophone.

Participer à cet événement a été une occasion formidable pour me remettre dans la communauté francophone l’a où il y a le plus d’action – avec les jeunes. J’ai eu l’occasion de m’exprimer et de pratiquer ma langue en soutenant les jeunes et d’assister à une mini conférence pleine de gens qui sont experts au sujet de cette population. La discussion auprès de l’utilisation de la langue française en Ontario m’a aussi forcée de réfléchir à mon cheminement bilingue. Plus spécifiquement, je me souviens d’avoir peur de parler en anglais à l’école, que je me faisais récompenser seulement si je parlais en français. Cependant, la réalité à l’Ontario c’est que la majorité de francophones sont bilingue et l’anglais est présent partout, mais j’ai fait le choix moi-même de continuer à m’exprimer en français et en anglais.

En soutenant ces jeunes, nous n’avons pas besoin de les persuader vers toute francophone ou franco-ontarien, ça se peut qu’il y ait des films ou artistes anglophones qui ne serait jamais reproduit identiquement en français.

Non seulement est-ce que ceci ne serait pas réaliste, mais éduquer les jeunes en Ontario en seulement une langue, spécifiquement le français ne serait pas utile pour les jeunes quand ils sortent de leurs régions unilingues et entrent sur le marché du travail ou une école post-secondaire.

Camille Carrière
Francophone Research Assistant, YouthREX Eastern Hub

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